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L’outil incontournable qui connecte des dizaines de milliards d’appareils à travers le monde, internet !  Malgré les nombreux câbles du réseau qui passent sous les océans, nous avons encore du mal à nous connecter au Web sous l’eau. Des chercheurs de Université des sciences et technologies du roi Abdallah en Arabie saoudite ont mis au point un système de Wi-Fi sous-marin basé sur des signaux lumineux, soit par LED ou laser. Lors de leurs tests effectués avec des plongeurs, ces scientifiques ont obtenu une vitesse de transfert d’environ 2 Mo par seconde.

Une solution pour l’internet haut débit sous l’eau

La communication sous-marine est possible à travers trois moyens : les signaux radio, acoustiques et lumineux. Mais les signaux radio ne peuvent transporter des données que sur de courtes distances, tandis que les signaux acoustiques peuvent parcourir de longues distances, mais avec un débit de données très limité. Reste la lumière visible qui peut transporter de nombreuses données sur de très longues distances. Le problème c’est que les faisceaux lumineux étant très étroits, il faut impérativement une ligne de vue claire entre les émetteurs et les récepteurs pour que cela puisse fonctionner.

LED ou laser

L’équipe de Shihada est parvenue à créer un wifi sous l’eau peu coûteux et simple à mettre en place. Aqua-Fi est un système sans fil sous-marin qui utilise des LED ou des lasers pour transmettre les données du plongeur vers le bateau. Le prototype présenté par l’université utilise des LED vertes ou un laser de 520 nm pour envoyer des données d’un simple ordinateur à un détecteur de lumière connecté à un autre ordinateur. La technologie diffère selon la distance. En effet, les LED sont parfaites pour communication à courte distance et à faible énergie, tandis que les lasers peuvent transporter des données plus loin, mais nécessitent plus de puissance.

Une photo de 10 Mo envoyée en cinq secondes

Pour leurs tests, les chercheurs ont transféré des fichiers entre deux plongeurs distants de quelques mètres sous l’eau, avec chacun un ordinateur. Il s’agissait à la fois d’un test de téléchargement et de transfert de données, et ils ont enregistré une vitesse de transfert de données maximale d’environ 2 Mo par seconde avec un retard moyen d’une milliseconde pour un aller-retour. Ensuite, la connexion avec la terre ferme s’effectue via satellite. Ce test a été effectué dans une eau statique et dans des conditions optimales.

Avant de pouvoir mettre l’Aqua-Fi véritablement en service

Quelques obstacles sont à aplanir et des optimisations à mettre en place. Il s’agit essentiellement d’assurer l’alignement du faisceau lumineux dans une eau agitée, mais aussi de pouvoir permettre aux plongeurs d’envoyer les données sans être forcément dans l’axe du récepteur. L’équipe réfléchit au choix d’un récepteur sphérique capable de recevoir les faisceaux de lumière sous tous les angle. Selon Shihada, il faut notamment trouver des composants électroniques plus rapides pour améliorer la qualité de la liaison et la portée de transmission de l’Aqua-Fi.

 

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